Je savais qui j'étais... Mais je me suis perdu.e en route
- Jessica Bastonnais
- 24 août 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours
Il y a une nuance importante que peu de gens osent nommer : parfois, on ne se perd pas soudainement. On se perd lentement, à force de s’adapter.
Beaucoup de personnes arrivent en coaching en disant : « Avant, je savais qui j’étais. Aujourd’hui, je ne sais plus. »Et souvent, en explorant ensemble, on réalise quelque chose de plus subtil : elles ont toujours senti qui elles étaient… sans jamais avoir vraiment eu l’espace pour l’assumer.
Quand on grandit dans un environnement où nos élans sont redirigés, nos préférences questionnées, nos émotions minimisées, on apprend à se contenir. À faire attention. À ne pas déranger. À choisir ce qui est logique plutôt que ce qui est vivant.
Alors on devient expert·e pour répondre aux attentes. Pour prendre soin des autres. Pour fonctionner. Mais pas nécessairement pour se choisir.
Il arrive parfois un moment charnière dans la vie : une rupture, une transition, une fatigue profonde, un trop-plein. Un moment où quelque chose ne peut plus continuer comme avant. Et ce moment, aussi inconfortable soit-il, devient une porte.
Une porte vers des questions simples, mais révolutionnaires : Qu’est-ce que j’aime, moi ? De quoi ai-je envie, là, maintenant ? Est-ce que j’ai le droit de m’arrêter, même si tout n’est pas parfait autour de moi?
Pour plusieurs, se retrouver commence par des décisions banales en apparence : choisir ce qu’on mange, comment on s’habille, comment on se repose, ce qui nous ressource. Mais derrière ces choix se cache quelque chose de plus grand : le droit d’exister selon ses propres termes.
En revisitant nos normes familiales, sociales, relationnelles, on réalise à quel point certaines règles ont été intégrées sans jamais être choisies. Et à quel point elles ont contribué à nous éloigner de nous-mêmes.
Quand on était enfant, notre nature s’exprimait librement. On créait, on parlait, on imaginait, on ressentait intensément. Puis, tranquillement, on a appris à réduire le volume. À s’ajuster. À devenir « acceptable ».
Se retrouver, ce n’est pas devenir quelqu’un de nouveau. C’est souvent se rappeler qui on a toujours été, avant de se cacher.
Et oui, ce chemin peut être déstabilisant parce qu'il y a un ou des vraies raisons qui nous ont poussé à nous adapter. Parce que choisir pour soi peut créer de l’inconfort autour de nous. Mais c’est aussi ce qui permet de bâtir une vie plus alignée, plus authentique, plus douce.
Si tu te reconnais dans ces mots, sache ceci : tu n’es pas perdu·e. Tu es en transition. Et cette transition peut devenir l’un des plus beaux retours vers toi-même.



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